Ferme pédagogique

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Hanna :

LA FERME PEDAGOGIQUE DE MONTMAGNY  fait partie de l’Association des fermiers franciliens et existe depuis 4 ans.

Le dynamisme de territoire :

Arrivée à la fermeComment la ferme pédagogique permet de dynamiser le territoire?

La ferme de Montmagny fait de l’animation de territoire. Elle est là pour les habitants de Pierrefitte, Montmagny et Villetaneuse.

“On propose des portes ouvertes en visite libre les premiers week-ends de chaque mois. La Ferme accueille tout le monde et c’est gratuit.”

Par la suite, elle a le projet de faire des guinguettes, un peu de musique, animer le bar, proposer des collations avec de petits gâteaux faits maison. “On espère récolter un peu de dons qui nous aideraient à entretenir les animaux. L’argent sera reversé à l’association et servira à acheter le foin, la paille, etc.”

Quel public reçoit elle ?

La Ferme reçoit essentiellement de jeunes enfants. (Tout près de nous passe un groupe de CP/CE1). Mais elle reçoit aussi des collégiens et des lycéens. Elle fait avec eux des chantiers participatifs. Il y a par exemple un chantier au village des animaux où les jeunes ramassent le caca de la vache, rempaillent ou nettoient les enclos. Les jeunes adorent ça. Ça leur change de l’école et ils aiment mettre la main à la pâte.

Ils voient l’acheminement de leur travail et à quoi ça va servir et au final, c’est vital pour l’animal. C’est une activité constructive et on se rend compte que cela leur fait du bien.

Le taux de fréquentation est important puisque la Ferme accueille 100 à 150 enfants par jour. Février/mars a été le déclenchement de la saison.

Ici, les enfants peuvent voir mais aussi toucher et caresser les animaux (moutons, chèvres, vache, âne, cochons…). 

D’ou proviennent ses subventions ?

Elles proviennent pour la plus grande part par les départements du Val d’Oise et de la Seine Saint-Denis ainsi que de la région. Son financement provient également de l’encadrement de personnes envoyées par la Justice.

Quel est son but?

Animer le territoire et faire découvrir aux enfants les animaux de la ferme. Venant pour la plupart de villes urbanisées, ces derniers n’ont pas toujours l’occasion d’aller à la campagne. Ils apprennent à savoir ce qu’ils ont dans leur assiette.

Par une fin de matinée, sousferme de Montmagny un soleil blafard, nous, participantes des ateliers “Manger, Bouger, Rester en bonne santé”, nous retrouvons pour la visite de la Ferme.

Nous sommes reçues par une jeune femme qui est la référente et seule salariée sur la ferme. C’est elle qui animera la visite. Nous ne regretterons pas le temps passé tous ensemble avec elle. C’est une professionnelle passionnée, qui aime son travail et ça se voit. Au milieu d’une cacophonie de poules, coqs, canards, oies, etc. elle nous explique le but de la ferme pédagogique et répond à toutes nos questions, qui fusent à l’instar des petits enfants.

L’objectif de réinsertion :

Comment se passe la réinsertion des personnes, et que font-elles?

Au sein de la Ferme, Il existe un Pôle Justice Insertion par le travail d’intérêt général et plusieurs corps de métiers : autour du soin des animaux, de la production horticole, du maraîchage.

Les “tigistes” de la ferme de Montmagny :

Nous apercevons 3 jeunes hommes et une jeune fille affairés dans les enclos.

Notre guide nous informe que, dans ce cadre du travail d’intérêt général (TIG) voulu par le Président Macron et, en partenariat avec le Ministère de la Justice des jeunes, la Ferme Pédagogique accueille actuellement trois tigistes. Il est vrai que l’ouverture de Centres de TIG en cas de délits mineurs (cambriolage, conduite en état d’ivresse, défaut de permis, vol à l’arrachée, petite délinquance) sont plus intéressants et préférables à l’ouverture de prisons car ce ne sont pas de gros délits.

La jeune fille, en rupture scolaire, est à l’école de la deuxième chance. Le but est de lui faire découvrir les métiers de la ferme.

Les corps de métiers proposés tournent autour du monde animalier et des soins, du monde de la nature, la production horticole pour les personnes qui s’intéressent plus aux végétaux et au jardinage. On insiste aussi beaucoup sur la cuisine. C’est un atelier où on cuisine tous ensemble et où on apprend à faire de vrais plats, des gâteaux… C’est une autre éducation qui favorise le bien vivre ensemble.

Il y a aussi un volet important qui est celui de la co-construction et la menuiserie.

Avec le bois de récupération et en collaboration avec les encadrants, les tigistes font un travail remarquable. Ils créent et réparent les enclos, etc. Ils sont autonomes et savent ce qu’ils ont à faire.

Rien que sur l’année 2016/2017, 16.000 heures de travail ont été effectuées par des tigistes. C’est réellement un événement car c’est la première fois qu’une telle expérience s’est faite sur une ferme en France. Mr Macron voulant promouvoir et ouvrir des centres de travaux d’intérêt général, plusieurs journalistes de chaînes diverses se sont intéressés à la question et se sont rendus à la Ferme pour filmer et interviewer les tigistes ainsi que le personnel.

La Ferme travaille également en partenariat avec des Instituts Médicaux Éducatifs (IME). Elle reçoit 4 ou 5 Centres par semaine sur des visites ponctuelles. Différentes activités sont proposées selon les groupes. Il y a ceux qui sont aptes à travailler, et qui vont pouvoir manier les outils. Ce sont de vrais chantiers participatifs. Pour d’autres, ça va être essentiellement de la médiation animale. Cette dernière consiste à amener le jeune ou le moins jeune au contact de l’animal et du coup toute la concentration qu’il a sur lui-même va se déporter sur l’animal. L’interaction qui se créée entre lui et l’animal va vraiment lui apporter un mieux-être.

La Ferme reçoit aussi beaucoup d’enfants autistes. C’est essentiellement la pathologie qu’elle a ici. Prochainement, elle prévoit un projet en partenariat avec un Hôpital psychiatrique. Ce qui s’avère d’ores et déjà très réjouissant et très riche mais chut!! Nous n’en dirons pas plus.

 

Le volet alimentaire de la ferme :

A la question : que mangent les animaux ? La jeune femme répond “selon les fruits et légumes qui nous sont donnés. Ce sont des récupérable des invendus.”

Notre hôtesse : Les animaux ne mangent que des récupérations alimentaires qu’on va recevoir des différentes associations comme le Secours Populaire, l’EDVO de Montmagny – qui est une association œuvrant pour l’accueil, l’accompagnement, la réinsertion sociale et professionnelle de personnes en grande difficulté ou concernées par l’addiction (alcool, drogues) et qui travaillent avec des supérettes sociales – . Ces personnes font l’acheminement entre la banque alimentaire et les supérettes sociales et ce qui reste c’est pour les animaux de la ferme pédagogique.”

Ce jour là, l’arrivage est important. Des caisses pleines de légumes et de fruits. Certes, il y en a aussi beaucoup qui sont abîmés.

Nous apprenons que la ferme travaille aussi avec les personnes qui font des maraudes en faveur des sans abri. En cas d’excédent de nourriture, c’est redonné à des associations. Dans la récupération alimentaire on peut trouver des agrumes, de l’ail, des piments, du topinambour… C’est automatiquement redistribué aux personnes dans le besoin.

Les arrivages de fruits et légumes servent également à la cuisine. C’est un atelier à part entière. On peut être 20 personnes à manger le midi.

Le volet alimentaire pratiqué par la ferme est intéressant parce qu’il permet aux supermarchés d’avoir moins de gâchis.

Les poules sont omnivores. Elles mangent tous les restes.

Quelqu’un s’étonne de voir de nombreuses caisses d’oranges et de clémentines : “Les animaux n’en mangent pas ?”

Notre hotesse : “Non, ils n’en mangent pas mais certaines espèces comme les cochons d’inde ne conservent pas la vitamine C et de ce fait se trouvent en carence. C’est la raison pour laquelle on compense en leur donnant des oranges.”

La question de la vente d’œufs et de lait se pose. En fait, la Ferme ne vend rien du tout.  Les œufs pour avoir un maximum de poussins qui servent à l’animation des enfants, puisqu un des volets pédagogiques de la Ferme de Montmagny est “le contact”. gare aux renardsDe plus, il y a de nombreuses pertes parce qu’il y a des rats dans la forêt. Ils sont suffisamment intelligents pour venir chercher des œufs de poule avec lesquels ils font leurs petits déjeuners.

Les partenariats de la ferme :

La Ferme pédagogique de la Butte Pinson à Montmagny travaille avec trois autres sites :

- Le Parc animalier des Fortes Terre à Pierrefitte. Il s’y trouve cinq moutons, une chèvre et un petit bouc. On espère y mettre bientôt un vieil âne “Hugo ” âgé de plus de 10 ans qui, fatigué des animations, va prendre bientôt une retraite bien méritée.

- Paris 13 à Villetaneuse. Il y a une mise en pâturage juste en face de l’Université.

- La Ferme de la Patte d’Oie à Gonesse : 10 hectares juste à côté du Centre Équestre. Ce sont actuellement une quarantaine de bêtes (chèvres et moutons).

Le recyclage et le développement durable :

Le compost :

Nous nous dirigeons ensuite vers la mise en place du compost.

Le compost est composé de tout ce qui est déchets alimentaires naturels (fruits, légumes, paille, foin, pain). En bref, tout ce qui est biodégradable. Les peaux de bananes siéent bien au compost car elles se dégradent vite et bien. Tant mieux, la ferme en reçoit beaucoup. En revanche, les agrumes sont déconseillés. Par contre, on peut les mettre en petite quantité.

Notre guide insiste sur la gestion et l’utilisation du compost.

C’est important et intéressant de mélanger de la paille souillée avec les aliments parce que ça fait un vrai mélange. Un compost ça se travaille. Si on laisse les aliments comme ça, ça ne marchera pas. Il faut bien le mélanger avec une pelle ou une fourche pour obtenir de la belle terre qui servira ensuite au potager. On recréé en quelque sorte de la bonne terre“.

Nous apprenons que toute personne intéressée par du fumier peut venir le chercher à la Ferme avec un seau ou un sac. La Ferme fournit gratuitement de la bouse de vache qui est un véritable engrais organique.

De plus, il est bon de savoir que Plaine Commune donne et livre gratuitement des composteurs aux personnes qui en font la demande.

Le fumier :

Nous abordons la zone de fumier.

Le fumier provient de tout ce qui est récupéré dans les enclos des animaux, les abris : c’est la paille souillée, les bouses de vache, les excréments des chèvres, moutons, lapins…

On amasse le fumier pour le réutiliser :un bon fumier frais fait de bons engrais pour les potagers.

Notre guide nous informe qu’ils arrêtent d’en entreposer car il faut travailler ce fumier, l’aérer. Il ne respire plus parce qu’à force d’en mettre et d’en rajouter, plusieurs épaisseurs se sont créées et il y a comme un étouffement ; il n’y a pas d’air qui passe et pour créer cette bonne terre. Il faut mélanger, mélanger beaucoup beaucoup et aérer le fumier pour que puissent aussi passer les petits lombrics (petits vers de fumier de couleur rose).

Un espace réhabilité sur une ancienne déchetterie :

Ici, le travail de la terre est important car le sol pollué était tout abîmé. Auparavant il existait sur ce site une ancienne déchetterie. Depuis, un gros travail a été fait. Le fumier des animaux explique notre guide, ça aide bien pour le sol car cela le purifie.

Les animaux de la ferme :

L’accueil des animaux :

En poursuivant la visite, nous nous étonnons de la quantité de poules et surtout de coqs. En fait la ferme reçoit ce que les gens lui apportent. Elle accepte sans problème tout ce qui est volaille : poules, canards, oies… En revanche, elle ne prend plus les moutons et les chèvres. Alors que la ferme était en mode refuge, elle a dû arrêter car pour fonctionner, il faut beaucoup d’eau. Aussi, la ferme est passée en mode d’élevage.

Elle espère également recevoir, à la place d’Hugo, le vieil âne actuel, un poney qui est un bon animal pédagogique.

Les différentes espèces de la ferme, et quelques informations “scientifiques”:

Canards :

Nous croisons canards et canes de Barbarie. Pour la petite histoire, un canard de Barbarie est arrivé à la ferme la veille de notre visite. Il a eu le coup de foudre pour une petite cane de Barbarie qui se trouvait déjà là et depuis ils ne se quittent plus.canard

Nous apprenons qu’il n’y a pas de consanguinité chez les canards. Ils ne s’accouplent pas lorsqu’ils viennent de la même portée.

coq observateurCoqs et poules :

Pendant la visite, un petit coq, aux belles couleurs vives et à la queue panachée, arrivé seulement depuis une semaine, nous suit en émettant des cocoricos… Il nous a bien faire rire.

Petite parenthèse : Souvent nous faisons l’erreur de dire “poulet” pour parler d’une poule vivante. Or, le poulet est une poule cuite. En effet, poulet veut dire mort, cuit, prêt à être manger.

Cochons :

Tout en continuant la visite, nous arrivons devant une cabane où se trouvent deux cochons : Jasmin et Rosetta.

Jasmin, le plus curieux, sort de l’abri et vient à notre rencontre. C’est un gentil cochon de 6 mois, à la queue coupée, tout rose avec une peau tachetée. Il est arrivé, petit, il y a mois de trois mois. C’est la raison pour laquelle il n’est pas farouche du tout. Il connaît les bras. Notre guide l’a suffisamment porté, promené en laisse, une vraie histoire d’amitié. Jasmin provient d’un élevage de Normandie. A taille adulte, il pèsera environ 250 kg.

Rosetta est un cochon vietnamien. En fait, c’est une truie âgée de 14ans1/2 et pèse entre 70 et 80 kg. Nous l’apercevons allongée dans la cabane et ne sortira pas. Elle est en fin de vie et bouge très peu. Un cochon vit en moyenne une quinzaine d’années.

Nous pensions savoir beaucoup de choses sur les cochons. Mais nous apprenons par exemple que :

  •  Lorsqu’ils sont très nombreux, les cochons d’élevage ont la queue coupée parce qu’ils se la grignotent entre congénères.
  •  Contrairement aux préjugés, le cochon est propre parce qu’il va toujours faire ses besoins au même endroit. Jamais on ne verra d’excréments de cochons partout sauf lorsque ce sont encore des bébés.
  •  Le cochon aime creuser dans la terre pour manger. Même si on lui sert sa nourriture dans une auge ou une gamelle, il va passer son temps à la renverser et, avec son groin, il va creuser la terre pour chercher ses aliments.

Bien sûr, il peut y avoir une odeur forte qui se dégage mais elle est due au fait que lorsque la nourriture n’est pas entièrement mangée, elle fermente et ça sent très fort. Mais en aucun cas ce ne sont ses excréments.

Notre guide nous explique la raison pour laquelle les cochons aiment se rouler dans la boue. C’est uniquement pour protéger leur peau car la peau du cochon comme celle de l’éléphant est extrêmement fragile. C’est pour lui, un besoin, une nécessité. L’été, lorsque la terre est sèche, on est obligé de mettre le tuyau d’eau dans l’enclos afin de pouvoir faire de la boue.

Comme dit la publicité, et à juste titre, tout est bon dans le cochon. La viande du cochon est la plus proche de la chair humaine. Le corps médical se sert d’ailleurs de sa peau pour faire des greffes.

Le cochon peut être très attachant et son comportement peut se rapprocher de celui du chien. D’ailleurs, le petit chiot de l’entrée de la Ferme et Jasmin, notre cochon, chacun un bâton dans la gueule, s’en donnent à cœur joie et jouent comme de petits fous.

Le froid s’intensifie. Il est temps pour nous de regagner la maison principale où nous déjeunons dans la bonne humeur d’un repas tiré du sac.

L’estomac bien rempli, nous sommes prêts à terminer la visite.

Oies :oie oies

En nous dirigeant vers la bergerie, nous repassons devant les jars ou un couple au caractère bien trempé manifeste un mécontentement certain avec des cris abrutissants. Peut-être les avons-nous dérangés dans leur sieste…

Moutons :

Quel bel accueil

Quel bel accueil

Allez, maintenant direction la Bergerie où se trouve entassé tout le stock de foin et de paille. A notre arrivée, nous sommes accueillis en grande pompe par des bêlements incessants et ininterrompus. Le froid s’étant durci, nous apprécions un peu de chaleur. Devant nous, de nombreux moutons. Il y en a de toutes tailles, de toutes couleurs et de toutes races. C’est un moment magique. Nous regardons les moutons et tout pareillement les moutons nous observent. Ce qui nous fait bien rire. Ils sont tous différents. Ici, deux noirs de la race d’Ouessant (moutons nains), là un bélier mi-Ouessant mi-mouton. A côté, gambade un petit près de sa mère. Il y a deux femelles qui ont des cornes, ce qui est très rare chez les moutons.

Femelles à cornes

Femelles à cornes


On aperçoit, un peu à l’écart, une brebis et son agneau. Des lampes jaunes sont au-dessus de l’agneau pour diffuser un peu de chaleur. Un peu plus loin, une autre brebis et son nouveau-né. Il n’a que deux jours. Là aussi, au-dessus de l’animal se trouve une lampe mais cette fois-ci, c’est une
lampe à infrarouge –c’est comme on dirait une couveuse. Il y restera au minimum une semaine bien au chaud.

 

Un mouton vit une dizaine d’années. Le temps de la mise à bas, c’est-à-dire l’agnelage, est de 4 à 5 mois environ et se termine à la fin de l’hiver.

La tonte se fait une fois par an. La prochaine aura lieu en mai prochain et se fera par un professionnel qui viendra tout exprès. La laine récoltée sera gardée, traitée et servira pour les animations.

Notre guide est une passionnée. Elle foisonne de projets. On sent qu’elle aime ce qu’elle fait et ne s’en cache pas. Et surtout, elle sait faire partager sa passion. Elle s’active dans diverses tâches. Elle envisage prochainement une formation de soigneur animalier. Déjà, elle fait les piqûres intramusculaires, sous-cutanées pour injecter les antibiotiques et anti-inflammatoires. A la Ferme, c’est elle qui est la référente des soins aux animaux. Vous l’aurez compris, elle est polyvalente et ça lui convient bien : l’encadrement, le soin, l’animation des enfants, bref, l’animation du territoire dans toute sa diversité.

Elle raffole des branches de céleri.

Elle raffole des branches de céleri.

Vache :

Nous quittons la Bergerie pour aller faire la connaissance de la vache. Nous traversons le futur atelier pédagogique en voie de création. Ce sera un atelier potager où les enfants pourront mettre les mains dans la terre, planter, mettre en graine et voir l’évolution.

Nous voici à l’enclos où se trouve “Vache qui rit”. Eh oui, c’est bien son nom. D’ailleurs, elle ne se fait pas prier –quand on l’appelle, elle vient. Nous avons à notre disposition des branches de céleri que nous lui donnons à manger. Vache qui rit n’en a jamais assez, elle prend tout ce qu’on lui donne et elle est ravie.

Elle est insatiable.

Elle est insatiable.

Lorsqu’elle est arrivée à la Ferme, elle avait deux mois et demi, c’était un petit veau qu’on nourrissait au biberon. Maintenant, elle a deux ans. C’est une vache adorable, avenante, habituée au contact humain depuis toute petite. Prochainement, aux beaux jours, elle ira pâturer avec les chèvres dans la forêt de la Butte Pinson.

Une vache vit vingt ans. Celle-ci est de race Holstein. Les vaches de race Holstein ne sont pas faites pour la viande. En fait, Vache qui rit est une génisse. Les génisses n’ont pas encore eu de petits et donc ne font pas de lait. 

 

Nous souhaitons à cette Ferme et à tous ceux qui y passent :”Bonne chance”.

Gardant un heureux souvenir de notre passage, nous nous rendons directement aux Ruches, dont la description se trouve dans l’onglet “Miel’fitte”.