Repas de fêtes

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Pour cet atelier diététique, 2 participantes ont accepté de participer à un interview afin de partager leurs connaissances acquises lors de cette séance.

Interview avec Zaïna, participante de “Je cuisine à Pierrefitte”

Zaïna avait eu des cours de diététique il y a 8 ans dans le cadre de sa formation mais désirait les compléter.

Louise : Pouvez-vous me présenter la séance d’hier ?

Zaïna : Très bien. Tout d’abord, on a défini hier la notion du repas de fêtes. C’est un moment de convivialité, de partage, de plaisir avec les familles… A cette occasion, on mange des produits très sucrés, très gras qu’on ne s’autorise pas ordinairement.. On peut se permettre dans ces moments d’acheter des produits chers qu’on ne se permet pas toute l’année. La notion d’excès peut d’ailleurs rimer avec la qualité.

Nous avons parlé des différentes huiles : les matières grasses visibles comme le beurre, invisibles, naturelles (présentes dans la viande) et rajoutées (dans les plats industriels). Chaque huile est différente au niveau de sa composition : il y a les huiles avec des omega 3, 6, 9… Les meilleures huiles sont celles de colza et d’olives. On peut pas cuisiner les huiles de la même manière. On a vu que les produits premiers prix étaient souvent ceux qui contenaient le plus d’huiles transformées les plus dangereuses pour la santé ou les matières grasses hydrogénées.

Nous avons aussi parlé des différentes viandes comme le bœuf, le veau, la volaille en prenant appui sur une image cartographique des différentes parties de l’animal, c’était très intéressant. Il y a des viandes qu’on peut juste mijoter et d’autres qu’il faut faire cuire plus longtemps. Pour le filet, partie la moins grasse, on peut le laisser mijoter dans la poêle avec une cuillère d’huile d’olive.

On a parlé des différents sucres : le lactose (dans le lait), le glucose, le saccharose et le fructose (présent dans les fruits), l’amidon (sucre lent présent dans le pain, le riz etc). Il vaut d’ailleurs mieux privilégier les sucres lents pour éviter les grignotages.

On a parlé des différentes fêtes : religieuses par exemples (Noël, El-kebir, Ramadan) à l’occasion desquelles le repas est très riche en viande.

Isabelle nous a aussi donné des astuces pour dépenser l’excès de la veille : faire du sport, s’hydrater pour éliminer, retrouver rapidement un équilibre alimentaire et manger beaucoup de légumes (les fibres permettent d’éliminer plus rapidement les excès).

 Louise : Est-ce qu’il y a une information qui vous a particulièrement marquée ?

 Zaïna : J’ai appris à connaître l’équivalent d’une portion d’huile pour une portion de beurre ou de matière grasse par exemple.

Aussi on peut se permettre de consommer sans culpabiliser. Ça m’a rassuré de voir la diététicienne qui mangeait sans trop se soucier.

Chacune des participantes a détaillé la composition de ses repas de fêtes en fonction de sa culture. J’ai appris comment un repas de fêtes portugais et algérien étaient préparés. C’était intéressant.

 Louise : Est-ce que vous pensez que vous pourriez réutiliser vos connaissances acquises pour votre prochain repas de fêtes ?

 Zaïna : Effectivement. Ce que j’ai appris aussi c’est faire de bons repas tout en mettant moins de graisse.

J’aurais bien aimé aussi qu’on nous propose des recettes pour des repas de fêtes avec des entrées par exemple. Mais en sachant que la semaine prochaine, il y aura l’atelier du chef, on va faire un plat mais on n’aura pas des entrées. Ce serait bien d’avoir une version papier du livret de recettes la semaine prochaine pour les personnes du groupe qui fêtent Noël.

En ce qui concerne l’atelier, c’était intéressant, Isabelle prend son temps pour expliquer, elle parle doucement, s’adapte aux niveaux de chacun.

Un grand merci Zaïna pour ce témoignage ! 

Interview avec Samira, une participante relais de “Je cuisine à Pierrefitte”

Samira, après avoir suivi le programme “Je cuisine à Pierrefitte”, a acquis une  expertise qu’elle relaye au près de la population.

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Après un petit débriefing gourmand sur les merveilleuses recettes concoctées hier par Samira (voir ci-dessus les macarons salés et le tajine sucré) nous avons commencé l’interview.

Louise : Pouvez-vous nous présenter la séance d’hier ?

Samira : Hier on a parlé du repas de fêtes et de comment on pouvait faire de bons plats diététiques. On a remarqué que toutes les périodes de fêtes étaient très protéinées. On a ensuite parlé de la manière de rééquilibrer ces repas.

C’est important de faire beaucoup de sport à la suite des fêtes, de boire beaucoup d’eau par exemple, de manger beaucoup de légumes de manière à ce que tout revienne à la normale… Même si je ne fais pas beaucoup de sport, je préfère prévenir avant (rires) !

Louise : Dans le cadre de repas festifs, ce n’est pas compliqué d’adapter de manière diététique ce que l’on mange ?

Samira : Non, j’ai remarqué que le goût ne change pas. Le goût des aliments reste le même. Pour moi, ça ne change pas beaucoup de choses. Après on peut faire ce qu’on veut. Maintenant je peux faire des recettes de A à Z en pensant diététique.

Louise : Vous avez des exemples ?

Samira : Je vais remplacer certaines sauces très grasses par une crème d’aubergine par exemple. Avant les grecs c’était un plaisir. Maintenant, je peux faire le grec chez moi mais diététiquement. Je peux garder les mêmes idées mais les adapter.

Louise : Qu’est-ce qu’il faudrait retenir de plus important ?

Samira : C’est une histoire de mesure. Avec l’atelier j’ai appris à mesurer. Sinon on a tendance à tout mesurer à l’œil.

Un grand merci Samira pour ce témoignage